Éco-anxiété : comprendre l’anxiété climatique et retrouver un équilibre émotionnel
Le changement climatique, les catastrophes naturelles, la disparition de certaines espèces ou encore les inquiétudes concernant l’avenir peuvent susciter de fortes réactions émotionnelles.
Pour certaines personnes, cette inquiétude reste ponctuelle et peut même devenir une motivation pour agir. Pour d’autres, elle finit par prendre une place considérable dans le quotidien.
Les pensées reviennent sans cesse. Les informations deviennent difficiles à éviter. L’avenir semble de plus en plus inquiétant. La culpabilité apparaît lorsque l’on a le sentiment de ne jamais en faire assez.
C’est dans ce contexte que l’on parle d’éco-anxiété ou d’anxiété climatique.
Mais qu’est-ce que l’éco-anxiété exactement ? À partir de quand devient-elle envahissante ? Et quelle place un accompagnement par l’hypnose peut-il avoir ?
Qu’est-ce que l’éco-anxiété ?
L’éco-anxiété désigne une détresse ou une inquiétude liée aux menaces environnementales et à leurs conséquences.
L’éco-anxiété n’est pas, à elle seule, un diagnostic psychiatrique reconnu. Il s’agit d’un ensemble de réactions émotionnelles et psychologiques face aux enjeux environnementaux, dont l’intensité peut varier considérablement.
Elle peut notamment s’accompagner de :
peur ;
tristesse ;
colère ;
culpabilité ;
impuissance ;
frustration ;
sentiment de perte de contrôle ;
difficulté à se projeter dans l’avenir.
Certaines personnes ressentent également une forme de deuil face à la disparition d’un environnement, d’un paysage, d’une espèce ou d’un mode de vie auquel elles étaient attachées.
Être préoccupé par l’environnement n’est donc pas nécessairement problématique.
La question est plutôt de savoir quelle place cette inquiétude occupe dans votre vie.
Une étude française publiée en 2025 par l’ADEME et l’Observatoire de l’éco-anxiété a notamment étudié ces manifestations auprès de 998 personnes âgées de 15 à 64 ans. Elle montre des niveaux d’éco-anxiété très variables selon les personnes. (ADEME)
Quand l’éco-anxiété devient-elle envahissante ?
Vous pouvez être très sensible aux questions environnementales tout en continuant à travailler, dormir, avoir des relations, faire des projets et profiter de votre quotidien.
La situation devient plus difficile lorsque l’inquiétude commence à modifier votre façon de vivre.
Vous consultez régulièrement les actualités climatiques.
Vous recherchez constamment de nouvelles informations.
Vous pensez aux conséquences possibles pour vos proches ou vos enfants.
Vous avez du mal à envisager l’avenir autrement qu’à travers les risques.
Vous culpabilisez lorsque vos comportements ne correspondent pas parfaitement à vos convictions.
Vous avez parfois le sentiment que, quoi que vous fassiez, ce n’est jamais suffisant.
Vous pouvez également ressentir davantage de stress, avoir des difficultés à dormir ou éprouver le besoin de contrôler toujours davantage vos comportements.
Ce n’est donc pas l’existence de l’inquiétude qui pose nécessairement problème, mais son caractère envahissant et ses conséquences sur votre quotidien.
Pourquoi l’éco-anxiété peut-elle s’entretenir ?
Face à une menace, notre cerveau cherche naturellement à comprendre et à anticiper.
Cette capacité est utile lorsqu’elle permet de prendre une décision ou de se préparer à une situation concrète.
Mais lorsqu’il s’agit d’un problème aussi vaste que le changement climatique, il est impossible d’obtenir une certitude complète sur ce qui va se produire.
Vous pouvez alors entrer dans un cercle :
une information déclenche une inquiétude → vous cherchez davantage d’informations → une nouvelle information suscite une nouvelle inquiétude → vous cherchez encore à comprendre.
Sur le moment, cette recherche peut donner l’impression de reprendre le contrôle.
Mais elle peut aussi entretenir l’état d’alerte.
S’informer peut alors progressivement devenir une manière de chercher à se rassurer.
L’objectif n’est évidemment pas de ne plus s’informer. Il peut simplement être utile d’apprendre à distinguer s’informer pour comprendre et agir de s’informer pour tenter de supprimer toute incertitude.
Hypervigilance et culpabilité : lorsque l’esprit ne s’arrête plus
Certaines personnes ont l’impression de ne jamais pouvoir véritablement « couper ».
Même lorsqu’elles ne consultent plus les informations, leur esprit continue à anticiper :
Que va-t-il se passer ?
Quel avenir pour mes enfants ?
Est-ce que je devrais encore changer mes habitudes ?
Est-ce que ce que je fais sert réellement à quelque chose ?
Cette anticipation permanente peut progressivement fatiguer.
La culpabilité peut également prendre beaucoup de place.
Moins consommer, mieux choisir son alimentation, limiter ses déplacements, réduire ses déchets, modifier ses habitudes : toutes ces actions peuvent être cohérentes avec vos valeurs.
Mais lorsque chaque choix devient une nouvelle occasion de vous juger, l’engagement peut devenir épuisant.
Vous n’avez pas la possibilité de contrôler individuellement l’ensemble des conséquences environnementales.
Retrouver un équilibre ne signifie donc pas abandonner vos convictions.
Peut-on être engagé sans vivre dans l’alerte permanente ?
Oui.
L’objectif n’est pas de vous dire de ne plus vous inquiéter, ni de vous demander de « penser positif ».
Il s’agit plutôt de retrouver une relation plus équilibrée avec vos pensées et vos émotions.
Vous pouvez continuer à vous informer sans passer votre temps à vérifier.
Agir sans avoir le sentiment que vous devez tout faire.
Rester sensible aux enjeux environnementaux sans anticiper constamment le pire.
Et surtout, continuer à faire des projets malgré l’incertitude.
Être moins anxieux ne signifie pas être moins conscient.
Quelle place pour l’hypnose dans l’accompagnement de l’éco-anxiété ?
L’hypnose ne consiste pas à faire disparaître les préoccupations environnementales.
Elle ne permet évidemment pas de contrôler les événements extérieurs.
Son intérêt peut se situer dans la relation que vous entretenez avec vos pensées, vos émotions et vos réactions face à ce que vous ne pouvez pas maîtriser.
Dans le cadre d’un accompagnement individuel, le travail peut notamment porter sur :
les pensées anxieuses répétitives ;
l’anticipation permanente ;
la difficulté à revenir au présent ;
certaines réactions émotionnelles intenses ;
la culpabilité ;
le sentiment d’impuissance ;
la difficulté à retrouver du calme ;
la capacité à prendre de la distance avec certaines pensées envahissantes.
L’objectif n’est pas de devenir indifférent.
Il s’agit de pouvoir rester concerné sans être constamment submergé.
Vous pouvez conserver vos valeurs et continuer à agir, tout en retrouvant davantage de disponibilité pour votre vie personnelle.
Quand demander de l’aide ?
Vous n’avez pas besoin d’attendre d’être épuisé pour consulter.
Un accompagnement peut être envisagé lorsque l’éco-anxiété commence à avoir des conséquences importantes sur votre quotidien :
sommeil perturbé ;
pensées qui tournent en boucle ;
anxiété importante ;
sentiment d’impuissance ;
culpabilité permanente ;
difficulté à vous concentrer ;
isolement ;
perte d’intérêt pour certaines activités ;
difficulté à vous projeter dans l’avenir.
Lorsque la souffrance devient importante ou persistante, un professionnel de santé peut également être nécessaire.
L’éco-anxiété ne doit ni être banalisée, ni automatiquement considérée comme une maladie.
C’est son intensité, sa durée et son impact sur votre vie qui méritent d’être pris en compte.
Vous pouvez vous préoccuper du monde sans vous oublier
Prendre soin de votre équilibre émotionnel ne signifie pas renoncer à vos convictions.
Vous pouvez être préoccupé par le climat et continuer à rire.
Vous pouvez penser aux générations futures et avoir envie de construire vos propres projets.
Vous pouvez être engagé et vous accorder du repos.
Vous pouvez vouloir agir sans considérer que chaque décision individuelle doit être parfaite.
Vous n’avez pas à choisir entre vos valeurs et votre bien-être.
Un accompagnement en hypnose à Miramas et à distance
Si l’éco-anxiété, l’anxiété climatique ou les pensées liées à l’avenir prennent trop de place dans votre quotidien, un accompagnement individuel peut vous aider à travailler sur ce qui vous submerge et à retrouver davantage d’apaisement.
Je vous reçois à Miramas, dans les Bouches-du-Rhône, et propose également des séances à distance en visioconférence.
Les consultations peuvent également concerner des personnes vivant à Istres, Salon-de-Provence, Saint-Chamas, Grans, Martigues, Fos-sur-Mer, Port-de-Bouc, Berre-l’Étang, Vitrolles, Aix-en-Provence, Marseille et dans les communes environnantes.
L’objectif n’est pas de vous faire renoncer à vos préoccupations environnementales.
Il est de vous permettre de ne plus avoir à vivre en permanence sous leur emprise.
Questions fréquentes
L’éco-anxiété est-elle une maladie ?
L’éco-anxiété n’est pas, à elle seule, un diagnostic psychiatrique. Elle peut correspondre à des réactions émotionnelles très diverses face aux enjeux environnementaux. C’est notamment leur intensité et leur impact sur la vie quotidienne qui permettent d’évaluer si un accompagnement est nécessaire.
Quels sont les symptômes de l’éco-anxiété ?
Elle peut notamment se manifester par une inquiétude persistante, des pensées répétitives, de la culpabilité, un sentiment d’impuissance, des difficultés à dormir ou une difficulté à se projeter dans l’avenir.
Comment calmer l’éco-anxiété ?
Il peut être utile de limiter la recherche compulsive d’informations, de préserver des temps sans actualité environnementale, de maintenir des activités et des relations qui font du bien et de retrouver une capacité à agir à son niveau sans chercher à tout contrôler.
L’hypnose peut-elle aider en cas d’éco-anxiété ?
L’hypnose peut constituer un outil d’accompagnement pour travailler notamment sur les pensées anxieuses, les réactions émotionnelles, l’hypervigilance et la difficulté à prendre de la distance avec certaines préoccupations. Elle ne remplace pas un suivi médical ou psychologique lorsque celui-ci est nécessaire.
Prendre rendez-vous
Si vous souhaitez être accompagné(e), vous pouvez me contacter pour échanger sur votre situation et déterminer si cet accompagnement correspond à votre besoin.
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